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Perspective 2022

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11 avril 2022

13%

     Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle 2022, la France souveraine comptabilise 13% de soutiens indéfectibles et de résistants à cet européisme mortifère qui, depuis trente ans, la condamne chaque jour un peu plus à un irrémédiable déclin. 13 pour cent, c'est peu, me direz-vous. C'est surtout regrettable ! Impardonnable ! C'est ce que représente en cumulé les voix qui se sont portées sur Nicolas Dupont Aignan, Jean Lasalle et Eric Zemmour. 

     Oui c'est bien peu ! Mais c'est bien mieux qu'en 1940 où les patriotes, prompts à rejoindre le jeune promu général De Gaulle, n'étaient qu'une maigre poignée ! Et pourtant que de chemins glorieux ont-ils parcourus jusqu'à la victoire !

     Les citoyens de notre pays n'ont toujours pas compris qu'ils ne gagneront rien d'une France perdante, déclassée, vendue aux intérêts étrangers, nationaux ou privés, depui les USA jusqu'au Qatar et autres Emirats ! Ils n'ont toujours pas compris que les boutiquiers politiciens sont surtout à la manoeuvre pour vivre confortablement sur leur bout de gras. Ils n'ont pas compris qu'ils se sont enchaînés pour longtemps à cette logique de corruption généralisée au plus haut sommet du pouvoir ! Ils n'ont notamment pas compris que leur précieuse santé serait désormais conditionnée aux mirifiques bénéfices de Pfizer et consorts ! Vosu avez aimé la 3ème dose ? vous adorerez la logique acupuncture de M. Véran ! 

     Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre. Dans leur imense majorité, les français ont choisi de l'être. Ils constateront très vite, mais bien trop tard, qu'ils ont eu tort. L'intolérance de la présidence Jupitérienne 2017/22 n'était rien en comparaison de la dictature "soft" qui se prépare dès à présent dans les coulisses de l'Elysée. Car Macron va dérouler en accélérant, puisqu'à l'horizon 2027 il n'aura rien à perdre, que de juteux intérêts à encaisser !    

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10 avril 2022

Sans surprise

     Sans surprise, le système a gagné. Le microcosme des milliardaires l'avait organisé depuis trois longues années et leur but est tout  naturellement atteint. Il faut dire qu'ils ont mis le paquet, en matière de pressions médiatiques via leurs bras armés dans l'audiovisuel et dans la presse écrite !  Macron va ainsi prolonger pour cinq ans, comme prévu. Emmanuel Jupiter n'avait-il pas, dès 2017, engagé son action sur 10 ans, lui qui avait déjà cinq années de désastre à son actif sous le quinquennat du "président normal" ? 

     Puisqu'il est inimaginable d'envisager une fraude massive dans les urnes, force est de constater que le citoyen n'a cure de la France en tant que puissance et en tant que nation. Il est surtout sensible à la politique du chéquier facile, au concept d'une Europe passoire qui fait le jeu des concurrents chinois et américains, concurrents aujourd'hui, mais adversaires demain, sauf à se dissoudre, sauf à se coucher. Le citoyen français est une paillasse qui semble se complaire à se faire piétiner.

     70% des français ne veulent pas de Macron : il fait 28-29% dans les urnes ; c'est cohérent.

     70% des français ne voulaient absolument pas d'un match retour (on ne peut décemment pas parler de revanche), mais ils ont voté à plus de 50% pour que cette redite funeste ait lieu. Où est la cohérence ?

     Et maintenant ? Macron n'a pas de réservoir de voix, Pécresse, Jadot et Hidalgo étant dans les choux. Le Pen peut espérer 10% supplémentaires venus des électeurs de Dupont Aignan et de Zemmour... Autant dire que le faiseur de roi sera... Mélenchon ! Viscéalement anti-Le Pen, et présumé anti-Macron... Quadrature du cercle pour cette incarnation de "la-République-c'est-moi ! Au-delà des mots d'ordre, ce sont surtout ses électeurs qui devront se départager sur les têtes d'affiche du second tour... Autant dire que c'est le trou noir. 

    Mais rassurez-vous, braves gens : le système finit toujours par gagner

 

8 avril 2022

Ukraine : à qui profite ce conflit ?

     Le masque tombe... Et la réalité du conflit sur l'Ukraine apparaîtra plus vite que l'histoire des "armes de destruction massive" en Irak. 

     Même s'il n'a quasiment pas fait campagne, Emmanuel Macron finit la semaine à bout de souffle. Et la fatigue favorise l'expression des vérités que l'on veut cacher à tous prix... Ce que l'on appelle un lapsus. Et le dernier en date du président candidat est colossal. Car il avoue avec force avoir tout fait pour favoriser la... guerre !

     Et c'est une évidence : le principe même d'un médiateur désirant jouer un rôle majeur dans un conflit entre belligérants est d'être neutre. Le dominion européen des Etats-Unis d'Amérique, je veux dire par là les instances dirigeantes de l'Union européenne, a d'emblée choisi son camp. Et le président en exercice de l'UE, Emmanuel Macron, a clairement joué la carte US contre la Russie. Rappelons ici cette constante de la politique étrangère américaine relative à l'Europe : rendre impossible un rapprochement continental de l'Atlantique à l'Oural ! Et c'est logique du point de vue de Washington ! Ne reprochons pas aux administrations démocrates et républicaines se succédant à la Maison Blanche de pratiquer une stratégie qui leur profite exclusivement ! C'est à l'Europe, en tant qu'entité, de savoir ce qui est le meilleur pour elle ! Et l'alignement aveugle aux intérêts américains est une stupidité sans nom... qui, à terme, pourrait voir le théâtre européen être touché par un conflit où les armes nucléaires tactiques seront utilisées ! Bien loin du territoire de l'Oncle Sam, mais à son seul profit ! 

     La présidence française se serait grandie à adopter la seule posture qui vaille, gaullienne ! Indépendante et non alignée ! Médiatrice, sans porter de jugements péremptoires et sans insulter ses interlocuteurs ! 

     La vraie question du drame qui se joue au détriment des populations ukrainiennes, c'est en réalité de savoir à qui profite ces crimes ! Car toute guerre moderne se justifie par la défense d'intérêts spécifiques, particuliers. 

     Or force est de constater que le premier vainqueur de cette guerre en Ukraine est le complexe militaro-industriel américain qui profite à plein du réveil des Etats européens sur la question sécuritaire : l'Allemagne et la Pologne sont en première ligne pour acheter qui des avions, qui des chars, qui des hélicoptères, qui des systèmes de missile à Washington ! 

     Le second vainqueur est encore américain : les compagnies pétrolières et gazières qui vont pouvoir redonner du souffle au GPL et autre gaz de schiste !  

     Le troisième vainqueur se trouve dans les Etats du golfe Persique, très liés aux intérêts américains itou (mais aussi, soyons juste, à nos derniers dirigeants, Sarkozy et Macron en tête !).

     Quid alors de la Russie de Poutine ? Il aurait été le vainqueur principal, voire unique, si son aventurisme guerrier s'était bouclé en une semaine de "blitzkrieg". Rapidité et sidération pour boucler le problème "local" du Donbass, assurer la Crimée et assurer son glacis face à l'OTAN. Il est aujourd'hui le perdant absolu, au plan politique et géostratégique. Mais derrière les populations civiles sur le sol ukrainien, bien entendu ! 

     Alors qui a aujourd'hui intérêt à ce que la souffrance du peuple ukrainien se poursuive, sinon les propres autorités de Kiyv ? Sinon le président ukrainien qui rêve des milliards en euros venus de l'UE, histoire d'en croquer encore plus avec les oligarques qui le soutiennent ?   

     Macron président a tout fait pour favoriser la guerre ! Duplicité d'un menteur pathologique ! 

7 avril 2022

En prévision d'un scrutin qui semblait joué d'avance

     Sept électeurs sur dix sont défavorables à une reconduction d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Saluons donc ici le talent des sondeurs, lesquels ont, depuis des mois, réussi à générer des panels à ce point représentatifs de l'opinion publique qu'ils ont précisément retrouvé avec une belle constance les 30% d'afficionados de la Macronie... Et parfois même un peu plus ! 

     Remarquez cependant que, depuis quelques jours, la côte présidentielle baisse "inexplicablement", tandis que celle de Marine Le Pen monte à proportion sans qu'elle ne fasse rien. Rien d'étonnant à cela : les instituts jouent, en effet, leur crédibilité professionnelle sur les résultats qu'ils projettent. Se leurrer gravement pourraient inciter leurs clients - autres que ceux de la sphère politico-médiatique, et donc les plus nombreux et les plus fructueux - à se détourner des plus mauvais, ce qui ne manquerait pas d'affecter gravement leur chiffre d'affaire - et leurs juteux bénéfices !

     Donc, les écarts à moins d'une semaine du scrutin rejoignent miraculeusement la fameuse marge d'erreur ; autrement dit, après avoir enfumé la campagne électorale - puisque les temps de parole sont, en partie, basé sur la foi de ces mêmes sondages ! - on approche d'une certaine vérité. Vérité relative cependant, puisque rien ne dit que les panels sont vraiment représentatifs des citoyens qui vont effectivement se déplacer le 10 avril ! 

     Zemmour veut se convaincre d'un vote caché, un peu comme celui qui a fait de Jean-Marie Le Pen la surprise de 2002. Il faut dire que les médias ont diabolisé sa personne et sa candidature de telle manière que cela pourrait bien être le cas. Autant personne n'aura eu honte de se déclarer en faveur de Marine Le Pen - dédiabolisée de fait puisqu'il ne peut y avoir qu'un seul diable dans l'urne ! - pas plus que pour Jean-Luc Mélenchon, autant les supporters de M. Z auraient-ils eu des raisons objectives de ne pas répondre sincèrement - pour autant qu'ils aient figuré sur les dits panels représentatifs ! On saura très vite dimanche soir si la ferveur autour de la candidature du polémiste médiatique n'était qu'un feu de paille ou si elle avait une vraie résonnance au sein des plus motivés à aller aux urnes.

     Car l'élément-clé de ce premier tour sera, une fois encore, le degré de mobilisation de l'électorat, après une campagne tronquée, un casting trop prévisible (à l'exception du cas Zemmour) et un désamour de plus en plus marqué des citoyens envers la classe politique et une "médiacratie" aux ordres des faiseurs de roi. 

     Les abstentionnistes ont-ils tort ? Absolument ! Ne pas voter, c'est laisser à une minorité l'exercice d'un pouvoir exclusif pendant cinq années ! Un pouvoir qui n'hésite pas à suspendre, voire à supprimer des libertés fondamentales ! Malgré une offre relativement large, ils arguent du fait ne pas trouver "leur" candidat idéal. Pourtant, il existe : cela s'appelle le "vote blanc". Imaginez ce que ferait un "vote blanc" à hauteur de 50% des suffrages exprimés, plutôt que 35% de pêcheurs à la ligne et 15% de votes blancs ou nuls !! 

     Mais il ne faut pas rêver... A la manière des sloggans de campagne. 

Macron avait tenté le "Avec Vous" avant d'opter pour ce "Nous Tous" qui revisite la campagne de la SNCF OUIGO. Il faudrait d'ailleurs que l'on se penche sérieusement sur les ressorts de la communication de la compagnie nationale qui sert les intérêts du chef de l'Etat de façon subliminale ! Quoi qu'il en soit, Macron aurait dû rajouter "Nous Tous avec Mc Kinsey" pour paraître crédible, après cinq années à avoir tourné le dos à tout ou partie de ses concitoyens !

Et que penser de ce "Femme d'Etat" attribué à Marine Le Pen ? Consternant ! Quand les deux favoris des sondages en sont à un tel niveau de médiocrité...

Certains relèvent le niveau en mettant la France, voire la Liberté au centre du jeu. Et justement, une douloureuse question se pose désormais : la France sortira-t-elle gagnante de cette mascarade "démocratique"? Affaire à suivre

 

6 avril 2022

Ukraine : tempérance et lucidité

     Aucune personnalité politique ne devrait avoir le droit - et d'abord la décence - d'user - que dis-je ?! -  d'abuser du vocable va-t-en-guerre sans avoir eu la moindre expérience de la "res militaris", autrement dit de la chose militaire ! De la même façon qu'aucun ministre en charge de la Défense ne devrait être dépourvu d'un bagage minimum en la matière, car la gestion d'individus qui ont l'acte de décès dans le paquetage mériterait cette dignité d'être supervisé par autre chose qu'une ex-DRH ayant sévi dans des compagnies nationales. Macron et Parly ne sont pas à la hauteur de la situation. 

     Car il faut avoir connu une zone de combat pour comprendre qu'un conflit armé doit être géré, non comme un tremplin électoral, mais comme un dossier qui mérite humilité et respect. Humilité de savoir qu'il n'y a pas une vérité mais de multiples facettes à considérer de manière globale à l'aune d'un jugement objectif ; respect envers les protagonistes ("amis" et "ennemis") et avant tout envers ses propres forces armées.

    Le conflit ukrainien démontre que ni les journalistes, ni les "observateurs", ni les "experts de plateau" (qui ont remplacé les "experts" médicaux du Covid), ni nos gouvernants n'ont appris des leçons passées. Comme si la désinformation, la manipulation des images et des faits ne pouvaient jamais exister à l'instant "T", et que la réalité des faits devaient nécessairement attendre des mois ou des années.

     Enfonçons donc quelques portes ouvertes :

- Ne faisons pas injure aux forces armées russes : si leur but avait été d'anéantir l'Ukraine, la chose aurait été bouclée en quelques jours, à la méthode américaine de bombardements aériens massifs. Les commentateurs expliquent que le plan de Poutine a nécessité quatre années de préparation. Qui peut alors croire raisonnablement qu'un stock suffisant de bombe n'aurait pas pu être constitué pour cette mission durant cette période ? Il n'y a que l'armée française, dépouillée depuis des décennies par des coupes budgétaires à répétition, à n'avoir que quatre jours de stock pour une guerre à haute intensité ! Bien au contraire, c'est parce que la mission originelle était d'éviter une trop grosse casse "civile" que l'avancée russe s'est trouvée ralentie, puis stoppée. Ce qui n'exclut pas les massacres localisés menés par des troupes mal commandées. 

- Ne faisons pas injure à l'Etat-major ukrainien d'abord, à ses combattants ensuite, de ne pas savoir comment manoeuvrer pour s'attirer la victoire médiatique, à défaut d'obtenir des résultats sur le terrain. Depuis l'affaire des otages de Saddham Hussein, répartis sur les sites irakiens pour éviter les frappes de l'Oncle Sam, tout le monde sait pertinemment que les sites "civils" remarquables sont régulièrement investis par les forces de défense, comme base de repli, comme base logistique, comme dépôt de munitions etc... La guerre est une chose sale, qui se fait salement depuis qu'elle n'est plus du ressort de combats en ligne, décidés d'un commun accord par les belligérants sur un champ, du côté d'Austerlitz ou de Waterloo ! 

- Car là est la triste vérité : il n'y a plus de "civil" dans les guerres modernes. Il y a certes des combattants, mais relativement peu nombreux en regard des populations concernées ; il y a surtout très majoritairement des victimes collatérales - femmes, enfants, vieillards... - qu'elles soient devenues des cibles de revanche ou des erreurs de tir. Vous pourrez n'avoir que bombes intelligentes et des missiles technologiques dernier cri sur le théâtre d'opération, vous aurez toujours des fragments qui voleront dans les airs pour frapper des passants innocents... Et comme l'essentiel de la ferraille létale est constitué de projectiles non guidés - roquette et obus - il est une évidence de dire que les victimes "civiles" devraient, après 42 jours de "guerre", se compter en dizaines de milliers dans les zones urbanisées, morts, blessés et mutilés. A lire les compte-rendus des ukrainiens eux-mêmes, on en est loin ! 

A méditer donc quand il s'agira de faire les vrais comptes - mortifères - de l'aventurisme Poutinien, en regard de ce traitement médiatique insensé qui a surtout conduit à diluer la campagne électorale des présidentielles au profit du locataire actuel de l'Elysée. 

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3 avril 2022

Premiers enseignements de campagne

A sept jours d'un scrutin qui va décider de l'avenir d'un pays et d'une nation, les nôtres, il n'est pas inintéressant de poser quelques constats.

1- La campagne électorale a constitué un simulacre de démocratie. Seuls les médias alternatifs - de toutes obédiences - consultables sur la Toile et/ou via des applications mobiles ont relevé ce défi de proposer des analyses sur le fond et des éclairages bienvenus sur les personnalités en lice et sur leurs bilans politico-programmatiques. 

2- Il est clair qu'il n'y a plus de service public dans l'Audiovisuel, où le pluralisme d'opinion a été définitivement banni de leurs ondes. Il est tout aussi clair que les mass médias privés dits "mainstream" servent uniquement les intérêts de leurs maîtres financiers. La chose serait plus acceptable si les rédactions affichaient "honnêtement" la couleur, en l'occurrence la bannière de leur champion, au lieu de se réfugier derrière une déontologie professionnelle qu'elles ont tellement tordue que l'argument éculé en est devenu risible.

3- Je en sais pas vous, mais en ce dimanche je n'ai pas le loisir de disséquer la propagande électorale supposée parvenir dans nos boites aux lettres. Les professions de foi pourraient par trop éclairer les enjeux - et ainsi démontrer l'inanité de certaines promesses et autres postures - qu'il serait dangereux de les transmettre trop tôt. Il ne faudrait quand même pas que le citoyen commence à réfléchir par lui-même ! Avec tout le bourrage de crâne des sondages quotidiens, cela serait contreproductif pour un système politique à bout de souffle... Mais pas à bout de "combinazione" !

4- Il est déjà possible de décerner les palmes académiques pour cette élection.

- Palme du candidat le plus authentique : Jean Lassalle, un personnage atypique qui répond idéalement à la définition du "parfait honnête Homme". S'il fallait faire un voeu s'agissant du personnel politique, ce serait d'avoir plus de "Jean Lassalle" dans le paysage électoral.

- Palme du candidat le plus "hors sol" : Anne Hidalgo, qui considère la France et les français du balcon de son hôtel de ville parisien, forte du seul soutien de minorités très actives sur la capitale, "bobos verdâtres" et lobbyistes LGBT

- Palme du candidat le plus entêté : elle est décerné aux faux jumeaux Troskystes, sans doute sincères dans leur engagement militant, mais pénibles à écouter, à force de répéter le même disque rayé tous les cinq ans.

- Palme du candidat le plus convaincu : Eric Zemmour. Le polémiste est sans conteste le candidat qui est le plus en phase avec les lignes fondatrices de son programme. L'observateur qu'il était est entré dans l'arène politique pour défendre des convictions profondes. On peut tout lui reprocher, sauf d'être là pour son propre confort personnel ! 

- Palme du candidat le moins convaincant : Valérie Pécresse. Est-ce vraiment une erreur de casting, ou une manigance organisée par le bureau politique LR pour ne pas gagner cette élection ? La question mérite d'être posée. En effet, la candidature Pécresse a été minée de l'intérieur, un peu comme ce fut le cas avec le PS et Ségolène Royal en 2007. Pécresse n'est pas crédible ; mais aucun LR Macron-compatible ne l'aurait été, après cinq années passées à lustrer les bancs d'une opposition parlementaire fantômatique ! 

- Palme du candidat le plus opportuniste : Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc fait ce qu'il sait le mieux faire, du Méluche ! Avec un art consommé et un vrai talent. A vouloir ratisser les débris de la Gauche sur fond de promesses clientélistes, il peut faire un coup électoral, mais le château de cartes s'effondrerait du fait de ces bases communitaristes aux intérêts antagonistes.

- Palme du candidat le plus constant : Nicolas Dupont Aignan. Il  démontre une certaine profondeur, sans doute parce qu'il monte moins dans les tours dans ses emportements Urbi et orbi. Il faut dire que les casseroles de la Macronie n'ont pas besoin qu'on leur tape dessus comme un sourd pour faire (enfin!) du bruit ! Reste a savoir si cette constance le cantonnera une fois de trop en dessous des 5%.

- Palme du candidat sans saveur : Yannick Jadot. La malédiction présidentielle s'est abattue sur la campagne EELV comme elle a dévasté les candidatures précédentes. Un parti supposé "écolo" dont le discours ON/OFF est, en réalité, un ode au rouge vif, empreint des déviances du Wokisme et de l'hérésie anti-biologique (un comble pour des "naturalistes" !)

-Palme du candidat qui s'est oublié en route : Fabien Roussel. L'homme, d'abord au demeurant sympathique, s'est perdu en chemin dans cette non-campagne bouffée par le conflit en Ukraine et par la gestion Covid. 

- Palme du candidat qui ronronne : Marine Le Pen. L'éleveuse de chats s'est contentée de voguer sur une mer d'huile, bien à l'abri des tempêtes médiatiques ciblant Zemmour. Un service minimum qui pourrait s'avérer payant... ou pas. Car à ne pas prendre de risque et à trop lisser un programme attrape-tout, elle pourrait être sanctionnée par les électeurs les moins conciliants. Qu'ils se détournent finalement vers M. Z. ou qu'ils "oublient" de se déplacer le 10 avril prochain... Comme pour les Régionales. 

- Palme du candidat le plus menteur : Emmanuel Macron. A lui seul, son sloggan "Nous Tous" est un pied de nez à sa mandature 2017/2022, et une insulte à 80% de ses concitoyens ! Lesquels ont bien compris que, s'il passait, ce serait "Lui tout seul" comme d'habitude, mais avec Mc Kinsey, forcément ! Et Pfizer pas loin... Un vote à réserver aux seuls adeptes de l'acupuncture et aux fervents défenseurs des intérêts américains ! 

 

A vous de choisir !  

23 avril 2020

Impôt sur le revenu

Bonjour à toutes et tous,

     Tandis que la gestion du confinement et du déconfinement n'en finit pas de poser interrogations légitimes et problèmes kafkaïens, le moment est venu de découvrir à quelle sauce nous serons mangé par le Trésor Public puisque la déclaration de revenu est désormais disponible, dans vos boites à lettres ou sur Internet.

     Rappelons que l'année fiscale 2018 a constitué une année blanche puisque le système a basculé sur un prélèvement direct sur le bulletin de salaire, fiche de traitement et autres pensions. Rappelons aussi que ce basculement vers un impôt indolore (si, si c'est le terme que la communication gouvernementale avait utilisé !) ne devait pas être le prétexte à une hausse masquée de l'imposition directe sur les revenus du travail. 

     Alors voici ce que j'ai pu constater aujourd'hui. Mon foyer fiscal a déclaré un revenu de 35.000 euros. L'impôt dû pour l'exercice correspondant a été calculé à 1.300 euros. Soit un peu moins de 4% de contribution directe au budget national. On peut trouver ça trop, ou pas assez. Le débat n'est pas là ; comme dirait une Gilet jaune qui connut une belle notoriété, l'important c'est de savoir où va cet argent, et surtout s'il est bien employé pour assurer les devoirs élémentaires de l'Etat : protection et sécurité de la société. A la lueur des évènements récents, c'est peu de dire que la preuve n'a pas été faite du bon emploi de l'argent national ! Parce que par certains aspects, la soit-disant sixième puissance mondiale prenait des airs de pays du tiers-monde !

     Entre 2017 et 2019, les revenus ont augmenté de moins de 4.000 euros, soit une hausse de 12%. Sur la même période, l'impôt dû explose, lui, de 85% ! Je ne sais sur quoi se base la théorie de la "progressivité" de l'impôt, mais je trouve ahurissant qu'un gain inférieur à 4.000 euros (sur deux ans) aboutisse à une quasi doublement de l'impôt, le surplus étant taxé de fait à hauteur de 16%. Je n'imagine même pas la situation des "mieux lotis" salariaux ! 

     Preuve est faite que travailler plus fait gagner moins. Est-ce là le Nouveau monde ?     

18 mars 2020

Covid-19 : la contre-vérité avance masquée

     La gestion de l'épisode épidémique covid-19 pèsera sur le bilan du présidant sortant à l'horizon 2022. C'est pourquoi en ce jour 2 du confinement de la France, l'on peut s'interroger sur les décisions qui ont été prises et surtout sur celles qui ne l'ont pas été.

     Face à la défiance qui affecte la parole institutionnelle, politique et médiatique, l'exécutif a décidé de faire monter au créneau "les savants" et "les sachants" pour justifier de ses décisions et pour mieux contrôler sa communication. En jouant "la transparence la plus totale"... Ce qui est incompatible avec le voeu de la porte-parole du gouvernement de protéger son chef, quitte à mentir éhontément à la représentation nationale et aux citoyens. Mais passons...

     "C'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses". Ce proverbe rural dit bien que tout se jugera à la fin de l'histoire, une fois qu'un recul salutaire et dépassionné aura été pris sur l'évènement. Pour autant, à la lecture du déballage "Buzyn" dans le Monde, on peut et on doit s'interroger sur la capacité de l'exécutif à avoir pris la mesure du défi à relever quand la contagion a affecté Wuhan et sur son inexpérience à la gestion de crise. Marteler que "nous sommes en guerre" confine (un verbe à la mode) au ridicule, si ce n'est que pour afficher une posture de "chef de guerre" pour un Président, par ailleurs sans expérience militaire, mais fort d'une culture puisée dans les livres d'histoire.

     Ainsi en est-il de la question des masques de protection. La réalité objective a été détournée pour masquer (c'est le cas de le dire) la gestion calamiteuse de l'Etat en la matière. Ce qui offre une communication totalement ubuesque où, dans le même temps, le discours officiel, sous couvert de l'onction médicale, dit au citoyen de ne pas porter de masque s'il n'est pas malade, et où il est dit par ailleurs par M. Salmon, l'homme du rendez-vous cathodique comptable quotidien, que "nous sommes tous porteurs potentiels du virus". Si tout le monde est potentiellement porteur - discours vrai -  et si toute personne infectée potentiellement se doit de porter un masque pour ne pas risquer de contaminer son voisin -discours vrai - pourquoi ce message contradictoire de l'inutilité du port du masque ?

     La réponse est terrible pour l'exécutif : tout simplement parce que le gouvernement - celui-ci et ses prédécesseurs depuis 2012 - s'est satisfait d'une absence de stock stratégique en masque de protection à destination des professionnels (les fameux PRP2) et d'une absence de stock suffisant en masques dits chirurgicaux à destination des citoyens. Pour des raisons d'économie. Un stock jugé aussi coûteux qu'inutile. Ben oui ! Un stock prévu pour affronter une calamité est sans objet en l'absence de calamité... Mais quand le problème survient, il trouve tout son intérêt ! J'ai vécu en zone cyclonique et en zone sismique : les stocks de fournitures faits par les particuliers ont un sens pour tous ceux qui ont eu à vivre une calamité naturelle. Et c'est un coût accepté car acceptable. Comme pour ces assurances habitation ou voiture que l'on paie à prix d'or tout en espérant ne jamais voir sa maison ou son véhicule partir en fumée !

     La seconde réponse est encore plus préoccupante : tout simplement parce qu'à cette défaillance de stock (dont la responsabilité  sera reportée sur des "décisions prises d'avant soi" comme si on ne pouvait pas revenir dessus, et comme si on n'avait pas participé à l'avant en question d'ailleurs !), s'est ajoutée une incompréhensible non-décision à activer les chaînes de fabrication dès la fin du mois de janvier pour pallier cette absence de réserve de première et de seconde ligne. En "temps de guerre", ordre est donné à une partie de l'industrie de se reconvertir pour assurer la production de fournitures essentielles. C'est basique ! Pénurie de masque adapté signifie mise en danger de l'organisation de soins, celle tournée pour combattre le virus bien sûr, mais aussi celle dévolue aux soins du quotidien. Car il y a toujours des douleurs à soulager pour les kinés, des interventions à effectuer dans les cabinets dentaires, des piqûres à faire pour les infirmières au profit de leurs patients diabétiques notamment... Les misères de la santé au quotidien ne s'effacent pas parce qu'il y a le covid-19. Peu ou pas de masques dégrade fortement les conditions d'exercice de ces profesionnels, pourtant indispensables à l'offre de réponse sanitaire. Cela peut même multiplier les risques pour un personnel se croyant protégé alors que le masque ne filtre plus, pour avoir été porté trop longtemps !

    Tandis que le gouvernement se gargarisait de la montée en puissance de l'offre de soins en réactivant les hôpitaux de proximité et en multipliant les lits en réanimation, l'Etat oubliait le basique : fournir aux soignants dans toutes les structures médicales et sanitaires les outils de protection assurant leur propre santé ; fournir aux populations les moyens de ne pas diffuser trop vite et trop facilement le virus. 

     C'est une contre-vérité de dire que le port généralisé du masque est inutile en de telles circonstances. Une contre-vérité que les exemples asiatiques ont su démontrer en jugulant le foyer épidémique malgré les échanges bien plus étroits avec la Chine ! Il serait alors plus exact de dire que l'absence de stock et le retard à prendre les bonnes décisions concernant la production des masques contraint la parole de l'Etat à limiter le port du masque aux personnels prioritaires pour éviter la contagion... de la panique. Mais cela signifierait que le gouvernement a failli dans son obligation de protection, et que l'exécutif a failli dans cette partie au moins de sa gestion de la crise.

     Le confinement est une mesure nécessaire et indispensable. Qui plus est, en l'absence de masques délivrés à l'ensemble de la population ! Dire des contre-vérités en même temps que tenir un discours sensé ne peut que troubler le message essentiel à délivrer à chacun et relativiser le bien-fondé des décisions indispensables qui ont été prises. En termes d'efficacité de la communication de crise, cela s'appelle du gâchis.

  

 

29 février 2020

Covid-2019 : Creil, les questions qui fâchent

     J’avais annoncé dans l’un de mes premiers posts que l’élection présidentielle verrait le thème de la protection constituer un sujet majeur de la campagne 2022. J’avais pris soin d’insister sur le terme de "protection" pour le différencier de celui de la "sécurité", qui n’en est qu’un volet.

     Avec la crise du covid-2019, il serait faux de prétendre que la réélection d’Emmanuel Macron est, dès à présent, en jeu. Mais il est clair qu’une mauvaise réponse de l’Etat dans la gestion sanitaire de l’épidémie au cours des prochaines semaines serait considérée par nombre d’électeurs comme une incapacité chronique de cet exécutif "amateur' à assurer et à assumer son rôle de protection de la nation.

     En matière de protection des intérêts de la France et de ses citoyens, ce serait la goutte d’eau qui ferait, sans doute, déborder le vase, après une défense très mollassonne, voire inexistante, de nos intérêts économiques face à la concurrence étrangère, et une absence de ligne directrice autonome et affirmée pour assumer nos intérêts vitaux, via la politique de défense et la conduite des affaires diplomatiques.

     Cet enjeu explique sans doute l’embarras du gouvernement à communiquer correctement sur le point chaud sanitaire actuel, situé sur la région de Creil, avec une enquête épidémiologique qui conduirait, rapporte-t-on prudemment, vers l’aéroport Charles de Gaulle… au lieu de parler de la Base Aérienne de Creil.

     Si aucune piste ne saurait jamais être écartée en la matière, les probabilités penchent néanmoins beaucoup plus pour une contamination intervenue lors du rapatriement des personnes évacuées du foyer de contagion chinois que d’un passager X ou d’un employé Y sur Roissy. Simple question de logique.

     Or reconnaître ce fait amènerait, au plan politique, à une remise en cause de la décision de l’exécutif d’avoir opté pour la solution du rapatriement, compte tenu des risques encourus. Attention : le covid-0219 est une pandémie qu, de toutes les façons aurait affecté et affectera la France et il est inutile de chercher des boucs-émissaires et de procéder à des mises en responsabilités indéquates. Pour autant, cette réflexion pose une vraie question pour l'avenir, dans un monde mondialisé.

     Cela conduirait aussi à s’interroger sur la véritable rigueur et/ou le professionnalisme qui ont été observés dans l’organisation de ce rapatriement. Quid du confinement du personnel non impliqué dans l'opération ? Quide de la formation des équipes au contact des passagers ? Quid du suivi des équpages ayant assuré la rotation ?

     Et cela poserait enfin et surtout la question du choix d’une plate-forme aérienne qui abrite le cœur du renseignement militaire français. Un célèbre radio-transmetteur embarqué dans les errements de la débacle de 1940, dans une trilogie du cinéma français restée célèbre (La septième compagnie) se demandait régulièrement quel était le con qui avait fait sauter le pont. Si le foyer de contamination apparu à Creil avait effectivement pour origine le poser d’un appareil en mission sanitaire sur une base stratégique de la défense nationale, il serait légitime de se demander quel est le con qui a pris une telle décision. Car serait-il envisageable que l’ensemble des personnels dédiés à la mission de renseignement soit consigné à la maison, laissant le pays aveugle pendant quinze jours ?! Comment l'éventualité d'un tel risque n'a-t-elle pas effleuré le décisionnaire de cette opération ?!

     Peut-être que le virus n'est pas arrivé à Creil par la voie des airs, sous les ailes d'un appareil de l'armée française, mais indubitablement, aucun expatrié n'aurait dû transiter par une base qui accueille l'un des piliers de la protection nationale ! Si l'exécutif n'a pas compris ça, on peut douter de sa capacité à être à la hauteur des enjeux qui font face au pays !  

20 février 2020

Les enseignements de la "dramatique Griveaux"

     Que nous apprend cette affaire ?

     Que le chef de l’Etat, qui s'est longtemps prévalu d'un rôle apaisant de rassemblement de tous les français face à la fracturation Le Peniste, n'est pas, en réalité le garant des intérêts supérieurs de la nation. En effet, preuve par les actes, il a clairement indiqué que, pour lui, le combat politicien et les intérêts partisans de LReM sont plus importants que l’efficacité du travail gouvernemental, l’avancée des réformes en cours de discussion au Parlement ou le suivi de négociations laborieuses (Hôpital...). Ainsi faut-il lire la désignation par l’Elysée d’Agnès Buzyn en remplacement de Benjamin Griveaux, démissionnaire.

     Que la méthode de désignation, dite des primaires, n’est qu’une vaste fumisterie puisque, si d’aventure (une expression de circonstance, dans ce cas précis) le vainqueur est amené à renoncer, le choix du remplaçant ne se porte pas automatiquement sur son challenger direct, le postulant arrivé deuxième, mais sur une personnalité venue de nulle part, comprendre qui n’a même pas concouru lors de ladite sélection partisane. D’aucuns objecteront qu’en la circonstance, la sécession du sieur Villani explique cela. Mais alors pourquoi ne pas solliciter le troisième dans l’ordre d’arrivée ? Celui-là au moins avait pris le temps de réfléchir à un projet pour sa commune ! 

     Qu’il existe, pour les médias, une façon biaisée de présenter les choses afin d’atténuer la responsabilité et/ou l’irresponsabilité du politique vis-à-vis de l'opinion publique. Ainsi, rares sont les commentateurs qui ont mis en avant le fait que Benjamin Griveaux avait en 2018 rang de ministre, pour n’insister que sur sa qualité présente de candidat à la mairie de Paris. Certes, c'est sa candidature qui a ainsi explosé en vol, mais c'est comme ministre qu'il s'est montré négligent ! Le point clé de cette affaire, c'est bien que ce comportement pour le moins cavalier - hors de tout jugement moral - était celui d’un membre du gouvernement, et non celui d’un simple politique briguant un mandat. Cela n’est pas sans rappeler cette amnésie collective de la campagne de 2017, quand les journalistes n’avaient eu de cesse de vouloir atténuer "l’expérience Hollande" du cursus d'Emmanuel Macron, en minorant l’importance de son poste de secrétaire adjoint de l’Elysée ("simple conseiller économique")et en l’absolvant du bilan économique de son prédécesseur, alors qu’il fut en charge de ce domaine en tant que "conseiller spécial" et "ministre" pendant quatre ans, avant de se découvrir une ambition élyséenne, sponsorisée par de l'argent public et des fonds privés !  

     Que des ministres en exercice utilisent donc une application de messagerie, inventée par des russes, pour communiquer entre eux à titre "professionnel" et avec des tiers à titre privé. Il se trouve que c’est la même messagerie qu’utilisent les organisations terroristes pour organiser leurs actions. Belle référence ! Acceptons pour véridique la version officielle qui veuille que les deux frères à l’origine de Telegram soient effectivement des opposants à Vladimir Poutine. Il faudrait être bien naïf pour croire que la méthode de cryptage des opposants à Poutine n’ait pas fait l’objet, depuis le temps, d’un travail de contre-mesures du FSB (ex-KGB), et par contrecoup de la NSA de sorte que la méthode de cryptage soit aujourd'hui transparente pour les initiés. On ne me fera jamais croire que des services habitués à casser des codes gouvernementaux ultra-sécurisés ne sont pas venus à bout d'un truc d'amateurs éclairés ! Et, en vérité, rien ne dit qu’il ne s’agisse pas d’agents doubles travaillant au profit du seigneur du Kremlin (allez savoir dans ce monde de contre-vérités et de dissimulation !). Après tout, Moscou accuse un retard technologique massif par rapport à l’ingérence américaine sur les communications mondiales, via la NSA et le réseau Echelon notamment. En plus des « usines à troll », la fourniture gratuite d’applications  faussement sécurisées constituerait pour Moscou un bon moyen de savoir ce qu’il se passe, sans devoir investir des milliards de dollars dans la course au renseignement crypto-électronique. Quoi qu’il en soit, gageons que les services français (DGSE / DGSI) travaillent aussi sur le codage Télégram. Nos dirigeants seraient-ils à ce point déconnectés des exigences sécuritaires du monde réel ? Il est amusant qu’il soit fait un large procès à Huawei pour des risques évidents de transmission d’informations à caractère sensible à la Chine, à partir du système 5G notamment, et que les plus hautes sphères de l’Etat français utilisent néanmoins sans problème des applications étrangères, autrement plus suspectes. Pourtant, ils devraient savoir depuis longtemps que seuls nos amis de Fort Meade sont habilités à espionner tout le monde, tout le temps. J’espère que ce dernier trait d’ironie n’aura échappé à personne.

     Que sous la Macronie, nombre de spécialistes du monde médiatique s’estiment en droit de se comporter en  procureur ou en juge face aux trublions du système, de s’instaurer porte-parole de l’exécutif face aux opposants politiques ou de se faire l’avocat de la défense, dès lors qu’un membre LReM est mis en cause dans une affaire. Durant la campagne de 2017, nombre de commentateurs roulaient en sous-main pour le candidat Macron ; certains, parce qu'ils étaient intellectuellement séduits par le vent de fraîcheur de sa personnalité et de sa campagne ; d'autres parce qu'ils faisaient partie de la stratégie de communication du candidat. Vous reconnaitrez facilement ces derniers au fait qu'ils ont obtenu leur sucre de récompense après l’avènement de leur champion. Notez que cette noble profession, si prompte à se parer de la déontologie de la presse, ne s’est pas émue outre mesure de ces promotions, substantielles et/ou honorifiques en échange de ces services rendus au candidat. 

     Que la Justice est d’une formidable efficacité quand on sait la motiver, c’est-à-dire quand il s’agit de défendre les intérêts de l'exécutif, et donc en l'espèce ceux de LReM. J’aimerais bien savoir combien de fauteurs de trouble s’étant illustrés lors du réveillon de la saint Sylvestre – et n'ayant pas fait l'objet d'une comparution immédiate – ont bénéficié d’une interpellation matinale depuis lors. En premier lieu, il est amusant, là encore, de noter que les médias ont bien pris soin de préciser que l’interpellation de l'anarchiste russe avait été uniquement motivée par les faits qui lui sont reprochés lors de la saint Sylvestre… sauf que la mise en examen finalement prononcée concerne uniquement "l’affaire Griveaux". Il ne fallait surtout pas donner l’impression à l’opinion publique que la justice diligente - une exception dans notre pays -  était aux ordres du Président himself  et à la défense des intérêts de LReM ! Il ne fait pas de doute que la menace du russe Pavlevski, consistant à annoncer la mise en ligne de futures vidéos privées qui concerneraient d’autres politiques, a été suffisante pour faire trembler le Château et que, sur injonction de leur patron clanique, Castaner et Belloubet aient exigé de leurs troupes qu’elle fassent  preuve d’une réactivité inédite dans ce genre d'affaires ? Nul doute que les nombreuses victimes de faits de délinquance et d'atteintes criminelles au cours des années 2018 et 2019 trouveront un certain réconfort à constater cette diligence, alors qu'ils sont toujours dans l'attente de voir leurs agresseurs enfin retrouvés, arrêtés et/ou déférés. Ah la merveilleuse efficacité de l’ordre républicain, selon que vous êtes puissant ou misérable... Ah tiens, au fait on en est où de l’enquête concernant la disparition du coffre-fort fantôme du sieur Benalla ?

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